19.03.2007

Achetez votre équilibre

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En visionnant une vieille cassette poussièreuse datant de mes jeunes années qui trainait sur une étagère, je suis tombé sur une plage de pub. Observant l'enfilade de spots, je ne pus m'empêcher d'être interpellé. Avez-vous remarqué l'évolution de la conception du bonheur selon les pubs en une dizaine d'années? Le nombre de publicités conviviales, où l'on voit une famille ou des amis à table, s'est carrément amoindri. La mise en avant d'un produit passe par un nouveau concept: le bien-être individuel. Il s'agit de se faire du bien, mais attention, au naturel. (ce mot revient à une fréquence hallucinante) Les boissons sans sucres ajoutés (du coca « naturel » bourré d'édulcorants, c'est gentillement paradoxal, quand même), les poulets qui courrent dans la basse-cour, les yahourts (je me marre) qui agissent sur la beauté de votre peau... Sans parler des messages du gouvernement nous annonçant à tout va qu'il faut faire gaffe aux médicaments qu'on ingurgite, gaffe à notre alimentation, gaffe à notre droit de vote, gaffe à nos relations sexuelles, bref, gaffe à l'équilibre de notre petite personne. Regardez les figures enfantines ou adolescentes qui pullulent dans les pubs, je trouve que c'est un exemple type. Les enfants ne sont plus couvés par leurs mamans leur apportant leur fameux Kinder chocolat© pour le goûter, mais expriment haut et fort leurs besoins (avis perso-au point de devenir de belles têtes à claques très souvent) Vous me direz que c'est normal-notre société actuelle est basée sur la mise en avant de l'individu. Mouais. Bien triste tout cela. Sans compter les pubs dites nostalgiques, où on nous balance à tort et à travers des produits d'hier (c'est un gage de qualité, car c'était vachement mieux à l'époque, sisi) ou des sketchs kitch à en mourir dont on aurait eu honte même dans les années 80. Plus d'évolution alors? Rassurez-vous, il reste une valeur sûre des campagnes publicitaires qui perdurera encore bien longtemps, j'en suis sûr: continuer à nous prendre pour des cons.

14.03.2007

Bonne fête mamie, en retard

C'était la fête des grand-mères la semaine dernière. Moi aussi un jour, je maudirai mes petits-enfants.

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12.03.2007

Passage à niveaux

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Quelques ombres planent sur les toits déjà assombris par la mort du jour, les lumières artificielles reprennent vie, lucioles luisant entre les branches d'arbres dénudés. Le grincement métallique des rails est étouffé par le son de guitare de Slayer, pleurant à tout va un désespoir commun. Je m'efforce de lutter contre l'épuisement.
Les aléas de la vie, ouais, c'est ce qu'on dit dans ces cas là. Vous voulez que je vous parle de commun? Je vous le balance en mille, sans complexe, comme vous devez vous représenter le passé du détenant en titre de ce blog. Sombre, renfermé, cadrant très précisément les relations avec autrui afin de n'en tirer qu'un bien être simplifié, dans un atmosphère joyeuse ou sur un ton ironique (énervant pour beaucoup). Je me croiserais aujourd'hui dans la rue, je me fouterais joyeusement de ma gueule. J'espèrais de cette manière protéger mon entourage de mon caractère contradictoire, violent, et très souvent blessant. Comment s'écarter d'un cliché pour tomber dans un autre. Aujourd'hui, là, présentement, de suite, je peux le dire: la découverte de diverses personnalités, de différentes façons de vivre ont été un tournant phénoménal dans ma vie. L'idée de déchirure, passagère ou définitive, de remerciement, de dévouement, me passe souvent par la tête. Il ne reste alors qu'à coller sa tête contre la vitre et inspirer l'air filant à la vitesse d'un train, sans bloquer sa respiration. Les aléas de la vie, ouais, je vous suis. Un billet pour nul part.
« _C'est fou quand même.
_ Quoi?
_ Je pensais pas qu'un jour on en arriverait là.
_Pourquoi? On est si différents, tu trouves?
_Non. Juste la façon dont on a évolué. C'est bizarre. »
Aussi incompréhensible que cela paraisse, ne s'en extirpe qu'un immense calme. Un calme inconnu jusqu'à lors, qui bouleverse tout.

Tout le long de sa vie, on est pile au milieu du chemin.
Existons- car c'est là le pouvoir de notre création commune.